Le pourriel: un institution à l’Université Laval
J’étudie à temps partiel, par correspondance, à l’Université Laval de Québec. C’est une université que j’aime beaucoup, et sur le campus de laquelle j’ai passé pas mal de temps en 2004 et 2005. Jusqu’à date, on peut dire que je suis très satisfait de mon expérience d’étudiant à Laval.
Par contre, il y a une chose qui m’agace épouvantablement. Peu après que les adresses de courriel institutionnelle ont été mise en route en 2003, j’ai commencé à recevoir un flot soutenu et continu de pourriels “légitime”. Le Service de placement est probablement un des pire département à ce sujet, mais j’en reçoit aussi de la CADEUL, du bureau du registraire, du comité d’accueil des étudiants étranger et de je-ne-sais-quel-autre bureau ou département de l’Université. En fait, la grosse majorité du courriel que je reçoit à mon adresse @ulaval.ca est adressée à une liste d’envoi massif (campus-ul, LEG-ETUD-A2009, etc). Quand c’est un avis d’intérêt public (fermeture d’une partie du campus, problème avec le réseau sans-fil, etc), passe encore. Quand c’est de la sollicitation, non merci. Franchement, j’en ai marre.
En ce qui me concerne, la question est limpide: si je n’ai pas explicitement donné mon accord au préalable, m’envoyer vos sollicitations et communiqués divers par courriel est abusif. Le fait que je sois inscrit à l’Université Laval comme étudiant ne donne pas systématiquement le droit à n’importe qui y étant rattaché de m’envoyer n’importe quoi par courriel, point. Que l’administration de l’Université laisse passer cette utilisation abusive du service de courriel institutionel est, d’après moi, symptomatique d’une incompétence crasse face à la gestion des communications électronique. Nous avons besoin d’une politique interne d’utilisation du courriel institutionel, et ça presse.
Je me suis déjà désabonné de toute les listes que je jugeait non-essentielles, et je continue de recevoir du pourriel institutionel plusieurs fois par semaine. À chaque début de session, c’est le même cirque: je doit me désabonner d’une demi-douzaine d’adresses listserv auxquelles j’ai été ajouté automatiquement, sans mon consentement.
J’ai donc décidé de combattre le feux par le feux. Maintenant, à chaque fois que je reçois une de ces pourriel institutionel, je lui répond, tout simplement. Par exemple, le dernier en lice ce matin: le bureau de recrutement organise une journée porte ouverte. J’en ai rien à foutre; j’habite Montréal, et j’ai déjà un emploi. J’ai donc poliment répondu:
Bonjour M. Brière,
Serait-il possible d’être retirer de votre liste d’envoi? Je ne suis
pas intéressé par ce genre d’activité.Merci,
EtienneG
Je présume que si tous et chacun qui prenaient quelques secondes pour répondre (poliment et gentiment, quand même!), peut-être que le message passerait. Notre M. Brière, dont il est question ci-haut, comprendrait sûrement mieux l’exaspération dont il est la cause si il avait à traiter à quelques centaines de réponses à ses pourriels.
Merci de participer à l’effort collectif: répondez aux pourriels institutionnels!
Mise-à-jours: Croyez le ou non, quelques heures après avoir publié cet article sur mon blog, j’ai reçu un pourriel du Service de Placement de l’université … à mon adresse personnel (pas celle @ulaval.ca). De quelle façon ils ont obtenus cette adresse, j’en ai aucune idée, mais je ne suis pas très enchanté à l’idée de recevoir de la sollicitation de leur part en double.
Nouvelle mise à jours! : J’ai encore reçu un pourriel du Service de Placement à mon adresse personnelle. Cette fois, j’ai téléphoné au service pour leur demander de vive voix de cesser de m’envoyer leurs pub. Les bureaux étaient fermé, j’ai laissé un message. J’espère qu’il vont comprendre à la fin!
Mise à jours, encore et encore!: Le flu de pourriels de pourriels provenant du Service de Placement ne se tarissant pas, et voyant qu’il ne répondent pas à mes courriels et ne retournent pas mes appels, j’ai rappellé encore le service et j’ai finalement réussi à parler à quelqu’un. La dame était très gentille et très polie, mais elle avait des problèmes à “accéder à mon dossier”. Elle va devoir en “parler avec l’informaticien”, et me rappeller plus tard. J’ai hâte de voir … Stay tuned!
Interview à propos de Canonical sur CKIA
J’ai été invité à participer à l’émission de radio La voix du libre sur CKIA 88,3 à Québec, animé par mes amis, le très radio-canadien Yannick Pavard et le très vert François Bédard. L’émission porte sur Ubuntu, en l’honneur du lancement de la version 9.10 qui a lieu aujourd’hui. Mon interview porte plus spécifiquement sur Canonical, l’entreprise derrière Ubuntu, qui se trouve à être mon employeur.
Je doit saluer, en particulier, la qualité des choix musicaux de l’émission. Si j’ai bien compris, il s’agit de musique libre (CC et cie) trouvé sur Jamendo. En particulier, je suis fou de la pièce Scarecrow Blues de Blind John O’Gunn, un blues suave et authentique.
Marilou dit bonjour
Ma grande fille Marilou insiste pour écrire un petit mot dans mon blog. Qu’est-ce qu’un papa peut faire? Obéir aux ordres de princesse!
Je laisse la parole à la principale concernée:
Mon papa fait pousser de bon légume dans son jardin.Il fait pousser: des tomates, des carotes, des
radis,etc.Il veux déménager en gaspé.Petêtre à caplan.Il veux avoir 7 acre
ses beaucoup.Moi mon papa est très gentil il va me dené des sous si je travaille dans son jardin!!!
Il a dit qu’il va me dené 6 dollar a l’heur!
Elle a de l’ambition! Mais je suis content de savoir que je peut compter sur elle … :)
Mise-à-jours: Elle a tellement aimée son expérience qu’elle s’est ouvert son propre blog!
Mon dernier smoked-meat chez Schwartz’s
Je mange un smoked-meat chez Schwartz’s une fois tout les deux ou trois ans. Généralement, je suis assez satisfait. En tout cas, suffisament pour que je recommende à tout mes collègues qui visitent Montréal de l’étranger d’y aller au moins une fois. Bon, Schwartz’s, c’est Schwartz’s. Ça a jamais été la place pour avoir une première date, mais ça fait généralement la job, et ça garde un petit quelque chose de pittoresque.
Aujourd’hui, je suis un peu moins enchanté. On y a été pour le lunch, deux de mes collègues et moi. Comme on pouvait s’y attendre, 15 minutes d’attente pour une place. Le personnel, tout aussi que bête que d’habitude. C’est clair, ils veulent vraiment pas être là. Remarquez, je ne pourrais pas les blâmer pour ça.
On m’avait dit que le smoked-meat chez Shwartz’s n’était plus ce qu’il était. La dernière fois que j’en ai mangé (avant aujourd’hui), j’avais rapporté à la maison une livre de smoke-meat tranché et un pain de seigle. On l’as partagé ma blonde et moi, sans être vraiment enchanté par l’expérience. J’ai justifié ma déception par le petit séjours au micro-onde que j’avais fais subir à mon smoked-meat pour le réchauffer. Après mon expérience d’aujourd’hui, je comprend un peu mieux. Le micro-onde n’avait rien à y voir.
Donc, on a attendu 15 minutes. On était mal assis, mais on s’y attendait. Le staff aussi bête que d’habitude. Jusqu’à date, la routine de Schwartz’s: le service le plus pourri en ville.
Mais pour une première fois, je n’était pas satisfait de ce qu’on a mis dans mon assiette. Le smoked-meat était sec et surcuit. Le gras du smoked-meat tirait plus sur le gris que sur son jaune habituelle. Bref, c’était pas à la hauteur.
Un peu déçu, j’ai décidé que j’en avais marre de leurs gueules d’enterrement. Pour une fois, je ne laisserais pas de pourboire. Un petit geste de révolte sans conséquence, le privilège du client instatisfait. Je paye à la caisse; caissière bête au regard morne, comme d’habitude. On sort.
Notre waiter sur nos talons. “Les gars, le service est pas inclus!” Pardon? “Le service, le tip, il est pas sur la facture.” Tant pis. Je tourne les talons, et on s’en va sans explication.
Pourtant, j’aurais dû. J’aurais dû prendre une minute pour expliquer que d’être une institution nationale, ça ne dispense pas de servir les clients de façon courtoise. Qu’on peut toujours excuser la propreté douteuse, les tabliers tachés de jaune et les barbes mal rasées, mais que de s’adresser poliment aux clients, ce n’est pas facultatif. Dommage pour mon serveur, qui était probablement le moins pire des employés de la place cette journée là. Le pire étant certainement le type à l’accueil … quel gros colon.
Tant pis pour Schwartz’s, c’était mon dernier smoked-meat chez eux. Ça ne leurs fera pas un gros pli, voyant que c’est la file à toute heure de toute façon. Tant mieux pour les autres. En ce qui me concerne, j’en ai assez eu.
On dit que le smoked-meat du restaurant en face est aussi bon, sinon meilleur, la file en moins. Je le saurais bientôt.
Pas fort, les guichets pour les cartes Opus de la STM
Aujourd’hui, dernière journée du mois, il était temps pour moi de renouveller le titre mensuel de ma carte Opus de la STM. Comme c’était à prévoir, il y avais une file au guichet automatisé de la station Honoré-Beaugrand. Une minute: le guichet? Il y a en a pas trois à cette station?
En effet, il y en a bien trois. Malheureusement, deux d’entre eux était en panne. L’un d’eux l’annoncait franchement sur son écran; merci pour la considération, on y perdra pas notre temps. L’autre pas; le guichet semblait fonctionner normalement, excepté qu’il n’acceptait aucune carte, débit ou crédit. Je présume que le lecteur de bande magnétique était kaput.
La file pour l’unique guichet en fonction faisait plus de trente personnes. Je présume que l’attente pour faire une transaction devait s’étirer au delà d’une demi-heure. J’ai choisi plutôt d’aller au Jean-Coutu près de chez moi.
C’est pas fort. Ces guichets on été mis en fonction il y a moins d’un an. Je présume qu’il y a du rodage à faire, mais quand même. En terme de fiabilité, c’est un gros zéro. J’espère que la STM va régler le problème pronto, c’est franchement embarassant pour eux.
Je me suis plaint par écrit à la STM. Si vous avez le même problème, faites-le donc aussi.
Une nouvelle génération …
Lundi soir, pendant que ma blonde était sortie avec sa gang de fille, j’ai décidé de me consacrer un peu à ma relation père-fille avec Marilou. J’ai installé Baldur’s Gates II: Shadow of Amn, version française, sur le PC du salon. Et j’ai pris un peu de temps pour accompagner ma fille dans la création de son premier personnage.
Elle a choisi une demi-elfe rôdeuse chaotique bonne. Ça lui ressemble tout à fait. Au départ, elle voulais se faire une sorcière, mais je l’en ai découragé pour lui éviter les complications de la magie. Elle commence tout juste, quand même!
Elle est très excité par le jeux, et je peux voir que ça la passionne. Elle a écouté assidument mes explications sur les rudiments du jeux. Elle comprend bien les caractéristiques, les classe, les alignements (que j’ai dû simplifiés un peu). Elle a lu la mise en situation très attentivement, et je crois qu’elle a bien compris le contexte du scénario. Elle a encore une peu de difficulté avec les contrôles et l’interface du jeux, mais ça vient. C’était vraiment beau à voir.
Zachary, qui est un joueur assidu (compulsif ?) de Diablo, s’est montré très intéressé par la partie de Baldur’s Gates de sa soeur. Il est encore un peu petit pour les jeux de rôle, mais il va apprendre à lire cette automne, en première année. Ça ne sera pas très long qu’il va suivre les traces de sa soeur …
Je suis très fier d’elle. Elle est très intelligente, et elle a l’imagination florissante. Son frère aussi, d’ailleurs. Je peut voir le jour, très bientôt, où nous allons tous jouer à Donjons et Dragons en famille, sur la table de la cuisine. Oui, oui: maman aussi!
Adieu, Agora
J’ai appris ce matin qu’Agora, le service de courriel étudiant de l’Université Laval, sera mis au rencart d’ici le début le la session d’automne 2009. Le service de courriel sera migré vers Microsoft Exchange 2007.
Ça me rend un peu triste. Je connaissais bien Agora. En fait, c’est mon bébé.
Agora a été mon premier gros projet d’infrastructure en TI. Ça m’a occupé à temps plein toute l’année 2002, et une bonne partie de 2003. À l’époque, j’étais employé par Linux Québec Technologies, un des premiers intégrateurs Linux du Québec. Mon patron avait gagné le contrat, non sans effort, de remplacer le système de courriel en place, qui souffrait de quelques problèmes de performance et d’extensibilité (il était sur qmail et qpopper, si je me souviens bien). Après quelques semaines de recherche et de prototypage, nous avons décidé de leurs offrir Cyrus imapd (en grappe Murder), Postfix et l’interface web Horde/IMP, le tout devant un équilibreur de charge redondant basé sur LVS. De la grosse quincaillerie, neuf serveurs en tout.
J’ai passé un bon de bout de temps à ré-écrire leurs outils de gestion maison, à interfacer avec leurs systèmes de batch job sur Oracle et à faire tout un paquet de modifications à Horde/IMP. Mon collègue Carol s’était occupé des équilibreurs de charge LVS. Le système a été mis en production en janvier 2003. Il y a eu quelques petits accrocs au départ, notamment une panne importante la fin de semaine du 9 mars 2003, où j’ai été rivé au téléphone pendant plus de 10 heures la journée du premier anniversaire de mon fils. :( Mais dans l’ensemble, ça s’est quand même bien passé considérant l’ampleur du projet et la complexité de l’infrastructure sous-jacente. La dernière fois où j’ai mis la main sur le système, il y avait 105K boîtes de courriel. Pas mal, quand même!
Après un peu plus de six ans et demi de bons services, Agora tire sa révérence. Je suis positivement surpris que le système soit resté en production si longtemps. Je crois que c’est un bon exemple de la fiabilité et de la pérennité des logiciels libres (le système est entièrement libre, sauf pour le filtre antispam). Si ça serait à refaire, je ne choisirais probablement pas Cyrus imapd en grappe Murder. J’irais plutôt avec des frontend Perdition et des serveurs Dovecot redondants en backend, et un référentiel de boîtes de courriel dans une base de données SQL plutôt que l’horrible système MUPDATE de Cyrus. Mais considérant ce que je savais et ce qu’on avait de disponible à l’époque, il semble qu’on a quand même fait de bons choix technologiques.
De façon assez étrange, le Service de l’informatique et des télécommunications (SIT) de l’Université justifie la migration du service vers Microsoft Exchange 2007 par le besoin de moderniser les infrastructures dans le cadre du projet Environnement numérique d’apprentissage (ENA) et de Modernisation des systèmes d’information de gestion des ressources humaines (MSIGRH). J’espère très sincèrement que ça ne signifie pas que nous, les étudiants, allons avoir à utiliser des technologies propriétaires de Microsoft dans le cadre de l’ENA. J’utilise Linux mur-à-mur, à la maison comme au travail, et je n’ai pas accès à un poste de travail sur Microsoft Windows. Il faudrait pas que ça m’empêche d’étudier à Laval!
Finalement, pour ceux que ça intéresse, j’ai laissé un Easter Egg sur Agora. Un indice: je suis un gros fan de The Matrix …